Des projets menés par la FAO doivent rendre l’agriculture résiliente et durable au profit de 1 million de personnes

58,8 millions d’USD versés par le Fonds pour l’environnement mondial viennent appuyer les efforts au Bangladesh, en Inde, au Mexique, en République démocratique du Congo, en République-Unie de Tanzanie, au Sénégal et en Ukraine

© FAO/GMB Akash

Le portefeuille FAO-FEM servant à appuyer l’action pour l’environnement, le climat et la biodiversité par l’intermédiaire des systèmes agricoles et alimentaires des pays représente désormais plus de 2 milliards d’USD de subventions et mobilise plus de 14 milliards d’USD de cofinancement.

©FAO/GMB Akash

17/12/2025

Rome – Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a approuvé huit projets menés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) d’une valeur totale de presque 60 millions d’USD et visant à aider sept pays à mieux gérer leurs paysages agricoles, à promouvoir une production animale respectueuse de l’environnement et de la biodiversité et à restaurer les écosystèmes forestiers, côtiers et marins. 

Les projets utiliseront environ 429 millions d’USD de cofinancement et permettront d’améliorer la gestion de 305 000 hectares de zones protégées terrestres et marines. Ils permettront également de restaurer 314 000 hectares de paysages, d’améliorer la gestion de 1,2 million d’hectares de terres productives et de réduire de 84,5 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre, au profit de plus de 1 million de personnes sur quatre continents.  

La barre des 2 milliards d’USD est passée 

Depuis 2006, la FAO joue un rôle central en tant qu’organisme d’exécution du FEM, un mécanisme qui comprend plusieurs fonds multilatéraux travaillant ensemble afin de relever de façon intégrée les défis les plus pressants qui touchent la planète. 

À ce jour, le partenariat entre la FAO et le FEM a permis à 142 pays d’accéder à des financements de l’action environnementale essentiels pour mettre en place des solutions dans les systèmes agroalimentaires. Avec ce dernier programme de travail, approuvé par le Conseil du FEM durant la réunion de cette semaine, le portefeuille FAO-FEM à l’appui de l’action pour l’environnement, le climat et la biodiversité par l’intermédiaire des systèmes agricoles et alimentaires des pays dépasse la barre des 2 milliards d’USD de subventions et mobilise plus de 14 milliards d’USD de cofinancement. 

«Au fil des années, notre portefeuille et notre partenariat avec le FEM sont devenus plus intégrés et ont accru leur impact, au service d’une mise en œuvre plus efficace des quatre améliorations – en matière de production, de nutrition, d’environnement et des conditions de vie, en ne laissant personne de côté», a dit le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu. «Nous continuerons de collaborer avec les pays afin qu’ils puissent accéder à des financements essentiels pour transformer leurs systèmes agroalimentaires et les rendre ainsi plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables.»  

Projets approuvés 

  • Un investissement de 2,4 millions en République-Unie de Tanzanie, l’objectif étant d’élargir le Programme intégré sur les systèmes alimentaires pour inclure les systèmes de riziculture, d’aquaculture et d’élevage de l’ouest du Zanzibar. 
  •  Un projet de 6 millions d’USD en République démocratique du Congo, l’objectif étant de contribuer à restaurer les forêts et les terres agricoles dégradées dans les zones boisées de type miombo, et ainsi d’améliorer la biodiversité, les moyens de subsistance et la résilience. 
  • Un projet de 9,2 millions d’USD au Bangladesh, dont l’équipe travaillera avec le Gouvernement et les groupes de conservation des villages pour encourager la restauration, l’utilisation durable et la conservation de la biodiversité dans trois écosystèmes cruciaux sur le plan écologique. 
  • Un projet de 5,4 millions d’USD en Ukraine, l’objectif étant de restaurer et de renforcer les forêts et les systèmes d’agroforesterie accessibles à l’appui de la résilience face au climat, des services écosystémiques et de la relance verte face aux répercussions du conflit. 
  • Un projet de 9,9 millions d’USD en Inde, l’objectif étant d’améliorer la gestion intégrée des paysages sur 2,9 millions d’hectares de zones protégées, de forêts et de paysages productifs dans le centre du pays, région qui abrite la moitié des réserves de tigres de l’Inde.
  • Un projet de 8,8 millions d’USD en Inde, l’objectif étant de réduire la dégradation des terres et d’améliorer la résilience face au changement climatique et la résilience des moyens de subsistance des petits éleveurs grâce à la restauration des paysages, à la gestion durable des terres et à des chaînes de valeur du secteur laitier plus respectueuses de l’environnement.
  • Un projet de 8 millions d’USD au Mexique, financé par le guichet du FEM consacré à la cohérence des politiques, l’objectif étant d’élaborer la première politique nationale du pays en matière d’élevage afin d’harmoniser la planification, les mesures d’incitation et les investissements dans les secteurs agricole, environnemental et financier, de sorte que la production animale n’entraîne pas de déforestation et ne génère que peu d’émissions.
  • Un projet de 8,9 millions d’USD au Sénégal, financé au moyen du Fonds pour les pays les moins avancés, l’objectif étant de renforcer la résilience face au climat des communautés côtières et des écosystèmes marins grâce à la gestion durable des pêches, au développement de l’aquaculture et à la restauration des écosystèmes. 

«Ces projets transforment les ambitions en action concrète», a dit le Directeur général et Président du FEM, M. Carlos Manuel Rodríguez. «En privilégiant des pratiques durables et la cohérence des politiques, nous renforçons la résilience des systèmes alimentaires, améliorons la biodiversité et les écosystèmes et facilitons l’amélioration des moyens de subsistance.» 

Autres projets approuvés 

Entre juin et décembre, en amont des huit projets approuvés cette semaine, le FEM avait validé 14 projets menés par la FAO, représentant un total de 19,7 millions d’USD d’investissements du FEM et de 75 millions d’USD de cofinancement. Ces projets de moyenne envergure contribuent à la mise en œuvre de l’Accord sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, améliorent la coordination aux fins de la sécurité de l’eau et de la résilience face au climat en Asie centrale, aident les pays à se conformer aux exigences concernant la communication d’information au titre de l’Accord de Paris et font progresser la neutralité en matière de dégradation des terres et la transformation des systèmes agroalimentaires dans les filières clés. 

En parallèle, 6 millions d’USD ont été alloués par l’intermédiaire du Fonds du Cadre mondial de la biodiversité afin de financer des propositions de projet dans les Îles Cook, au Timor-Leste et à Maurice. Ces initiatives visent à restaurer des espèces indigènes qui revêtent une importance culturelle et sont menacées par des espèces envahissantes et le changement climatique, à promouvoir l’utilisation durable de la biodiversité dans les systèmes agroalimentaires et à remettre en état des écosystèmes côtiers et marins dans les trois petits États insulaires en développement. 

Au total, ces investissements aideront les pays à restaurer plus de 12 000 hectares de terres, à améliorer la gestion de 393 000 hectares de paysages et à réduire de 20 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre, tout en renforçant la sécurité alimentaire et en profitant au bout du compte à 354 000 personnes. 

Contacts

Nicholas Rigillo FAO Actualités et Médias (Rome) [email protected]

FAO Newsroom (+39) 06 570 53625 [email protected]