La FAO lance de nouvelles initiatives pour inclure et soutenir les jeunes entrepreneurs

Le Directeur général appelle les innovateurs d’aujourd’hui à se joindre aux initiatives «Une seule santé»

Le directeur général de la FAO, QU Dongyu, rencontre les participants à la conférence des jeunes lors du sommet « Une seule santé ».

©FAO/Mark Henley

06/04/2026

Lyon (France) – L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé le lancement de trois initiatives visant à aider les jeunes entrepreneurs dans le domaine de l’approche «Une seule santé» et a présenté les trois piliers de l’approche intégrée qui vise à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes et à parvenir à un équilibre pérenne entre ces dimensions. 
 
Le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, a annoncé ces initiatives lors de l’allocution d’ouverture qu’il a prononcée à l’occasion de la manifestation spéciale intitulée «Youth Calls on the World: One Planet, One Health, One Generation in action» organisée ici pendant le Sommet «Une seule santé»
 
«Vous, les jeunes, n’êtes pas seulement les dirigeants de demain, vous êtes les innovateurs d’aujourd’hui», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que l’ère des discussions sans concertation avec la base était révolue. 
 
La FAO organisera en septembre la Conférence mondiale de la FAO sur l’application de l’approche «Une seule santé» dans les systèmes agroalimentaires, qui comprendra un Forum mondial de la jeunesse, et lancera, plus tard, lors du Forum mondial de l’alimentation 2026, la première plateforme mondiale dirigée par les jeunes consacrée à l’approche «Une seule santé» dans les systèmes agroalimentaires. Enfin, la FAO se joint à des partenaires du Forum mondial de l’alimentation et à l’Université d’agriculture de Nanjing pour parrainer le Prix «Une seule santé» décerné dans le cadre du défi de recherche au service de la transformation, lequel vise à donner des moyens à des équipes de jeunes universitaires – et à contribuer à leur financement – pour qu’elles puissent faire progresser la recherche appliquée et trouver des solutions concrètes dans le secteur agroalimentaire. 
 
Le Sommet «Une seule santé» réunit des chefs d’État et de gouvernement, des chercheurs et d’autres personnes pouvant contribuer à l’adoption d’une approche unifiée de la santé publique qui soit axée sur les interactions entre les humains, leur environnement et les plantes et animaux dont notre alimentation dépend. Le Sommet sera axé sur les principaux facteurs qui contribuent aux maladies infectieuses et non transmissibles, en particulier les réservoirs et vecteurs de zoonoses, la résistance aux antimicrobiens, les systèmes alimentaires durables et l’exposition aux polluants. 

Le Directeur général, M. Qu, a présenté schématiquement trois piliers qu’il a jugé cruciaux pour mobiliser les jeunes: l’action via l’innovation; l’action via la promotion et la sensibilisation; l’action via la collaboration.  
 
De nombreuses possibilités technologiques existent dans le contexte de l’approche «Une seule santé» et des compétences en narration sont nécessaires pour s’assurer que chacun comprend les interdépendances entre les mondes humain, animal et végétal. L’approche «Une seule santé» exige que les vétérinaires parlent aux économistes et que les scientifiques spécialistes des végétaux travaillent avec les responsables de la santé publique», a déclaré M. Qu. 
 
Il a ajouté que les initiatives de la FAO consacrées à la jeunesse s’inscrivaient dans le cadre des efforts que mène l’Organisation pour établir des réseaux permettant aux jeunes adultes du monde entier de jeter des passerelles entre les secteurs et les frontières. 
 
Le rôle de la science 
 
la Directeur général a également formulé des observations de clôture lors d’une table ronde scientifique organisée pendant le Sommet «Une seule santé», où il s’est dit très favorable aux outils et aux méthodes scientifiques, tout en soulignant qu’il fallait les traduire en politiques concrètes, en action et en impact réel sur le terrain. 
 
Il a salué les efforts menés pour promouvoir l’innovation numérique et l’interopérabilité, qui sont des moyens de remédier au caractère souvent fragmentaire des preuves scientifiques. 
 
Il a indiqué que la FAO disposait de plusieurs outils normatifs scientifiques pour favoriser la transition vers des systèmes agroalimentaires durables et, en particulier, pour s’attaquer au problème des polluants, notamment le Code de conduite international sur la gestion des pesticides et le Code de conduite volontaire provisoire pour l’utilisation et la gestion durables des plastiques dans l’agriculture. 
 
Au cours de sa visite, le Directeur général de la FAO s’est également entretenu avec M. Philippe Baptiste, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche de la France. Il a mis en lumière les plateformes créées par la FAO pour collecter des données, en particulier des données utiles pour les systèmes d’alerte précoce. Les deux hommes ont suggéré quelques pistes de collaboration entre la FAO et le Ministère. 

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La FAO et l’approche «Une seule santé» 

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