Le Directeur général de la FAO affirme qu’une coopération régionale renforcée, la science et la transformation bleue permettront d’assurer l’avenir du secteur des pêches dans la sous-région
M. Qu Dongyu, Directeur général de la FAO (à droite), et M. Ivan Matijević, Secrétaire d’État, dévoilent une plaque commémorative dans les locaux de l’Unité sous-régionale de la mer Adriatique, de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de la FAO.
©FAO/Giuseppe Carotenuto
Split (Croatie) – L’Unité technique de la mer Adriatique, rattachée à la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a été officiellement inaugurée aujourd’hui à Split, marquant ainsi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération scientifique et de la gestion durable des pêches entre les pays riverains de la mer Adriatique.
M. Qu Dongyu, Directeur général de la FAO, a assisté à la cérémonie d’inauguration de haut niveau, organisée en amont de la 37e session du Comité des pêches de la FAO (COFI), aux côtés de M. Ivan Matijević, Secrétaire d’État de Croatie, de Mme Živana Ninčević, Directrice de l’Institut d’océanographie et de pêche, et de M. Miguel Bernal, Secrétaire exécutif de la CGPM.
Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général a remercié le Gouvernement croate pour son partenariat continu et son engagement en faveur d’une pêche et d’une aquaculture durables dans la mer Adriatique, ainsi que pour avoir accueilli la nouvelle unité sous-régionale de la CGPM à Split.
M. Qu a souligné l’importance de la mer Adriatique et, plus généralement, de la Méditerranée, pour la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et les communautés côtières, en précisant que des écosystèmes marins sains et une pêche durable demeuraient essentiels au bien-être et à la prospérité des populations qui en dépendaient.
Le Directeur général a souligné que la demande croissante en produits alimentaires d’origine aquatique, la pression accrue exercée par les pêches et les effets de la crise climatique avaient une incidence de plus en plus importante sur les écosystèmes marins. Pour relever ces défis, a-t-il déclaré, il appartenait aux pays d’unir leurs efforts et de fonder leurs décisions sur des données scientifiques solides.
«Des données scientifiques solides constituent toujours les fondements du progrès», a déclaré M. Qu, soulignant l’importance primordiale du recours à des données fiables, aux travaux de recherche et à des approches novatrices en matière d’évaluation et de gestion, afin de transformer les connaissances en résultats mesurables.
Le Directeur général a également mis en avant la transformation bleue de la FAO au service de systèmes alimentaires aquatiques plus efficaces, plus inclusifs, pus résilients et plus durables. Il a souligné que cette approche favorisait une gestion plus rigoureuse des pêches, un développement responsable de l’aquaculture et l’amélioration des chaînes de valeur aquatiques, contribuant ainsi aux quatre améliorations de la FAO, en matière de production, de nutrition, d’environnement et de conditions de vie, sans laisser personne de côté.
M. Qu a souligné les progrès réalisés grâce aux efforts collectifs des parties contractantes de la CGPM au cours de la dernière décennie. Onze plans de gestion et toute une série de mesures spatiales ont été adoptés afin de garantir une exploitation durable et de protéger les écosystèmes marins vulnérables ainsi que les habitats essentiels des poissons. En conséquence, la biomasse des stocks a augmenté de près de 25 pour cent, tandis que la part des stocks surexploités est passée de 87 pour cent en 2013 à 52 pour cent en 2023.
Ces résultats, a-t-il souligné, démontraient qu’une gestion efficace des pêches pouvait permettre de concilier durabilité et productivité. La mer Adriatique constituait un exemple particulièrement représentatif de cette approche, puisqu’elle avait été le théâtre de l’adoption du premier plan de gestion pluriannuel de la CGPM en 2013 et avait, par la suite, permis de confirmer l’intérêt d’une gestion spatiale permettant de promouvoir à la fois la conservation et la pêche durable.
La création de cette nouvelle unité technique représentait donc bien plus qu’une simple étape institutionnelle. Selon M. Qu, il s’agissait d’un investissement dans la science, la coopération et l’avenir durable de la région adriatique.
«Nous sommes ici à Split», a déclaré le Directeur général. «Mais nous ne sommes pas divisés – nous sommes en réalité plus unis que jamais dans notre volonté d’adopter des approches efficaces, inclusives et durables pour les pêches en mer Adriatique».
À propos de l’Unité technique de la mer Adriatique
L’Unité technique de la CGPM pour la mer Adriatique assurera une présence sous-régionale permanente afin de renforcer la coopération scientifique, de soutenir la mise en œuvre des mesures de gestion des pêches et d’améliorer la coordination entre l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, l’Italie, le Monténégro et la Slovénie.
L’Unité contribuera également au programme de renforcement des capacités de la CGPM, MedSea4Fish, en favorisant le développement de l’expertise technique, le renforcement des capacités institutionnelles et le partage des connaissances dans l’ensemble de la sous-région.
L’inauguration s’inscrit dans le prolongement d’une coopération de longue date menée dans le cadre de la CGPM, qui a aidé les pays de l’Adriatique à relever les défis communs et transfrontières liés aux pêches, grâce à la recherche scientifique, à la collecte de données, à l’évaluation des stocks et à des mesures coordonnées de gestion et de conservation.
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